« Après 10 ans, certains salariés continuent à m’appeler “La journaliste”. »
Nathalie BLANC
Responsable de la communication du Centre Léon-Bérard
La communication, un hasard ou une vocation ? « Je ne m’en étais pas rendu compte au départ, mais c’était une vocation d’être communicante. J’ai commencé ma carrière comme journaliste au Figaro, mais mes missions actuelles restent un peu les mêmes. Je dois écouter et comprendre l’intérêt des personnes pour faire passer des messages. »
Meilleur coup ? « Incontestablement, le journal interne du Centre Léon-Bérard que j’ai lancé. Au départ, il comptait huit pages et était distribué à près d’un millier de salariés. Dix ans plus tard, c’est un trimestriel de 28 pages distribué à 1 500 personnes. »
Plus gros flop ? « Le site intranet. Je n’arrive pas en faire ce que je veux. Depuis six ans, je travaille dessus sans aboutir. »
Le meilleur souvenir ? « Deux ans après mon arrivée, une infirmière m’a dit qu’elle ne se posait plus de questions sur l’utilité de mon travail. »
Le plus mauvais ? « La remise de mon premier rapport d’activité. J’étais hors délais et, en plus, il tombait en lambeaux, car il avait été mal imprimé. »
Quelle image donnez-vous vos équipes ? « Certains salariés continuent à m’appeler “La journaliste” ou “Miss paillettes”. Ils restent accrochés à ces clichés sur la communication alors que ce n’est pas moi qui mange les petits fours lors d’événements. »
Quel regard portez-vous sur les jeunes communicants ? « Je suis plutôt bien tombée. J’ai eu des stagiaires curieux qui ne parlaient pas rémunération ou jour de repos dès qu’ils arrivaient. »
Quel profil pour le communicant idéal ? « Le généraliste. Au quotidien, j’ai besoin d’une personne polyvalente capable de passer facilement du web aux relations presse sans oublier l’événementiel. Mais l’écriture reste la base. Si dans les cinq premières lignes je ne comprends rien, ce n’est pas la peine de m’écrire. »
Première chose en arrivant au bureau ? « Je prends mon café avant de lire les dépêches des agences de presse spécialisées dans la santé. »
Niveau vestimentaire, plutôt casual, branchée ou tailleur ? « Je porte toujours une jupe et des chaussures confortables. C’est indispensable, car le Centre est très grand et il y a beaucoup d’escaliers ! »
Plutôt diesel ou Ferrari ? « Je suis plutôt une voiture hybride, car j’ai peu de moyens financiers pour les actions de communication du quotidien. Mais je suis capable de passer à la vitesse supérieure pour une opération spéciale. »
Où serez-vous dans cinq ans ? « J’espère être toujours au CLB, car je n’ai pas envie de changer et c’est une entreprise où il fait bon vivre. »
Si vous n’aviez pas fait de communication ? « Plusieurs métiers me sont passés par la tête plus jeune. J’aurais aimé être pilote de chasse, styliste ou médecin. » |





