« On peut évoluer toute sa vie : il n’y a pas une, mais des communications »

1954
Naissance à Paris

 

1976
Diplômé de Sup de Co Nantes

 

1979
Chef de produit chez Terraillon (74)

 

1983
Directeur marketing chez Terraillon

 

1986
Directeur marketing et communication de Somfy France

 

1995
Directeur de la communication internationale de la marque Somfy

 

2004
Directeur de la communication institutionnelle et interne du groupe Somfy

JEAN-MICHEL JAUD
Communication institutionnelle et interne du groupe Somfy

 

La communication, hasard ou vocation ?
« Une vraie vocation, même si j’ai commencé par étudier le marketing. Dans les années 80, quand je travaillais chez Terraillon, j’ai goûté à la communication avec l’agence Ogilvy. J’ai adoré la pub et le monde de la communication. »
 
Meilleur coup ?
« En 1990, quand j’ai acheté le billboard de la météo de Canal+ pour Somfy. C’était un super coup, car Nulle Part Ailleurs cartonnait. Ce fut un premier passage TV réussi pour Somfy. La marque est passée de 0 à 10 points de notoriété en un clin d’oeil. »
 
Plus gros flop ?
« Une autre campagne TV pour Somfy. J’ai voulu réaliser un long infomercial d’une minute pour présenter tous nos métiers. C’était une mauvaise stratégie : le spot a coûté très cher en production et en achat d’espace. Du coup, il n’a quasiment pas été diffusé et personne ne s’en souvient. À part moi... Depuis, je produis des spots de 10 à 15’’. »
 
Le meilleur souvenir ?
« Lorsque j’ai été invité par mes anciens collègues à participer à la convention du réseau des Experts Somfy que j’avais créé en 1986. 20 ans après, j’ai eu droit à une standing ovation de 600 personnes. »
 
Le plus mauvais ?
« Un autre congrès d’Experts Somfyà Chypre. Il a plu pendant tout le séjour et rien n’a marché comme il aurait fallu. Mon président et moi étions impuissants devant nos clients. »
 
Peut-on faire de la communication toute sa vie ?
« Oui, car il n’y a pas une, mais des communications. Je crois que la communication globale n’existe pas. Jusqu’en 2000, j’étais un homme de pub et après j’ai senti l’importance de l’entreprise par rapport à la marque. Je me suis donc repositionné sur la communication institutionnelle. »
 
Quelle image donnez-vous à vos équipes ?
« Ils me disent souvent que je suis “attachiant”, car je produis des idées sans arrêt, mais avec un enthousiasme inébranlable. »
 
Première chose en arrivant au bureau ?
« J’ouvre L’Équipe avant même de faire ma revue de presse avec les journaux économiques. »
 
Le collaborateur idéal ?
« Quelqu’un qui sait rebondir sur mes idées et qui les fait aboutir. Je lance les idées et lui les réalise, car je ne sais pas le faire. »
 
Niveau vestimentaire, plutôt casual, branché ou costume-cravate ?
« Costume-cravate à cause de ma fonction, car je suis toujours en représentation pour le groupe Somfy. Je dois être un des derniers communicants à porter une cravate. »
 
Plutôt Diesel ou Ferrari ?
« Je suis plutôt une Ferrari, mais je préférerais être une voiture américaine comme une Corvette. »
 
Si vous n’aviez pas fait de communication ?
« Archéologue. Un vrai rêve de gosse. Mais je n’ai pas pu, car avec un père chef d’entreprise, je ne pouvais pas éviter d’évoluer dans ce milieu. Et je ne le regrette pas. »