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13 Novembre 2018
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On l'a dans la peau : la première machine à tatouer au monde

 

En 2017, 29% d’Américains et 100 millions d’Européens arboraient un tatouage. En France comme à Lyon, les salons de tatouage sont nombreux, presque banals.

Trois artistes/designers/ingénieurs donc deux anciens de l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (Paris), Pierre Emm et Johan da Silveira, sont cependant en train de faire évoluer ce métier vieux comme le monde. Dans le cadre du Petit Salon organisé au musée chaque automne, ils installent non loin de la presse inventée par Gutenberg une machine à tatouer unique au monde.

 

Peau des livres, peau des hommes

Quelle différence y a-t-il entre la peau du livre, le parchemin, décoré par le moine, l’imprimante qui libère son encre sur la page pour y laisser une image, et la peau de l’homme, enjolivée par un tatouage ? Réponse : peu d’écart, c’est toujours de l’impression. Joseph Belletante, directeur du musée, n’a donc pas hésité à inviter les trois créateurs : « L’imprimerie et la technologie marchent main dans la main, commente-t-il. Il était temps que l’imprimerie 3D entre au musée, tissant des liens avec tous les inventeurs et les machines qui peuplent nos espaces, et nos imaginaires. Mais une imprimante tatoueuse, voilà un objet qui intrigue encore plus, la peau et l’encre ajoutant encore de l’épaisseur à nos attentes. Tatouage, technologie et imprimerie, nous sommes très heureux de présenter à nos visiteurs le travail d’Appropriate Audiences, en écho, en résonance à leur résidence à la Galerie Tator, tatoué. Archive, qui s’est terminée le 20 juillet 2018. »

 

 

 

Du neuf dans le tatouage

La machine « tatoué.», Pierre-Emm et Johan da Silveira en ont eu l’idée le 21 octobre 2013. Leur objectif : détourner l’imprimante 3D, à leur avis sous-utilisée, pour la mettre au service du tatouage, phénomène social et esthétique qui les passionne. En 2016, les deux ingénieurs se retrouvent à San Francisco, à Autodesk, résidence d’artistes et de créateurs, où ils « peaufinent » leur invention et rencontrent le troisième larron, le designer Sebastian Morales. Le but n’est pas de concurrencer le tatoueur, mais de lui offrir de multiples possibilités pour compléter son savoir-faire et d’offrir « quelque chose de neuf » à la peau des gens.

« Tatoué.» peut être paramétrée pour répondre à toutes les utilisations : reproduire un motif choisi par le client et envoyé depuis un Smartphone au logiciel de la machine ; elle peut aussi varier les modes de tatouages (intensité, profondeur, adaptation à une surface non plane). Aux Etats-Unis, le logiciel de « tatoué. » et son bras à aiguille ont été montés sur un bras robot 6 axes utilisé pour la mécanique : résultat concluant, le puissant dispositif industriel a sagement obéi et a tatoué une jambe sans dommage.

 

 

Tatouer au son !

La machine est également capable de tatouer en fonction du son : Appropriate  Audiences a ainsi organisé une séance hors du commun. Le  « sujet » lisait une page de son livre préféré pendant que l’aiguille dessinait dans la peau un motif correspondant aux sons et à l’intensité de la lecture ! Les Mémoires de Saint-Simon en intégralité sur le  dos d’un amateur, c’est pour demain…  Lors d’une autre expérimentation, la machine s’est montrée capable de détecter la résistance à la douleur et de tatouer sur des sujets, en fonction des réactions cutanées, le chiffre correspondant à l’échelle de 1 à 10 utilisée lors des évaluations de la douleur en hôpitaux. 

L’imprimante à tatouer présente toutes les garanties d’hygiène et sécurité, les deux inventeurs ont suivi une formation à l’hôpital Tenon (Paris). Bien sûr, la commercialisation est toujours en phase d’étude, de même que les encres qui évoluent vers le « tout vegan ». 

Au musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, des vidéos et la fameuse machine à tatouer, accompagnée d’un bras artificiel plus vrai que nature et tatoué de nombreux motifs, attendent les visiteurs. L’installation d’Appropriate Audiences ne permettra pas de se faire tatouer, mais de comprendre les possibilités du numérique adaptées à un domaine qui relève de l’intimité, du privé.

 

 

 

 

Dans notre Petit Salon

Appropriate Audiences est présentée dans le cadre du Petit Salon, qui se tient en même temps que l’exposition dédiée à l’histoire de l’identité graphique du Secours populaire français.

Les visiteurs découvrent ainsi, dans l’édition 2018 du Petit Salon, une quarantaine d’affiches de Damien Grange pour les concerts du collectif Grrrnd Zéro, en résonance avec « 40 ans de musiques actuelles à Lyon ». Le Petit Salon présente également, pour marquer la Saison France-Roumanie 2019, l’ouvrage Kir Nicolas Codine de l’écrivain roumain Panaït Istrati, imprimé en 1926 par Marius Audin pour l’éditeur René Arcos.  

Vous découvrirez le dispositif Appropriate Audiences

pendant la visite presse de l’exposition

Logo du Secours populaire,

mercredi 21 novembre à 11h

 

Appropriate Audiences dans le Petit Salon + expo sur Le logo du Secours populaire français 

16 novembre 2018 au 24 février 2019  

www.imprimerie.lyon.fr

 

Lien vers le communiqué de presse sur l’exposition Attention : logo ! Le logo du Secours populaire par Grapus

http://www.imprimerie.lyon.fr/static/new_imprimerie/contenu/fichiers/tel...

 

Contact : bernadette.moglia@mairie-lyon.fr

 

 

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