Cecilia Vendramini
| Je parle donc je suis (et parfois je pense aussi)
Consultante, formatrice, enseignante
le 21 Septembre 2018
L'ABC des XYZ

 

 

J’ai lu et entendu à peu près tout et son contraire sur les millénials. Mais pour travailler pas mal, ces derniers temps, sur la façon d’engager des publics dans des démarches d’innovation, je voudrais partager avec vous deux ou trois réflexions.

 

Je ne vais pas m’étendre, on est tous d’accord pour dire que l’innovation fait autant rêver qu’elle effraie. Deux challenges donc pour engager :

  • Commencer par casser le mythe (carrément ?!) : l’innovation n’est que rarement disruptive, innover ce n’est pas juste avoir une idée géniale, non il n’y pas des créatifs et des non-créatifs,... etc.

  • Passer du fameux « what if? » (ça c’est le rêve) au « je fais, c’est dur, je me plante, je doute (ça c’est plutôt le cauchemar) mais je ne lâche rien »

Qu’elle soit technologique, sociale ou produit, partout, l’innovation semble un impératif : pour se démarquer, pour assurer la croissance, pour relever les défis écologiques, etc., « il faut innover ! ». Si pour les uns, c’est un cri de guerre pour d’autres, c’est une injonction.

Alors, le premier message, celui qui s’adresse à tous, le message le plus évident, est de justifier le recours à l’innovation (et donc au changement) car, non, cela ne va pas de soi. Dès lors, oui, des spécificités peuvent apparaître selon les générations.

  • La génération X est perçue comme résistante au changement, on oublie qu’elle a connu le télex et le minitel et intègre une à une les grandes révolutions technologiques. Elle est peu valorisée sur le digital, elle a besoin d’être encouragée dans sa capacité à créer, innover, transformer. Il faut lui démontrer qu’elle est capable d’innover autant que d’intégrer des innovations.

  • La génération Y a grandi avec la transformation digitale, elle manie assez facilement les technologies mais commence à prendre du recul et à s’interroger sur certaines d’entre elles. Pour autant, elle a la culture native, elle est dans son époque et a parfaitement intégré les notions d’intelligence collective et de co-construction. Elle a besoin et envie de s’engager. Il faut faciliter son expression et démontrer que son action a du sens.

  • La génération Z devient adulte, c’est elle qui portera les prochaines transformations, notamment la voix et l’IA. Il n’est pas exclu qu’à son tour elle soit résistante au changement. Elle demande une grande attention. Bien qu’elle soit encore Junior dans les organisations, il faut l’impliquer très tôt dans les réflexions sur l’innovation. Il faut l’écouter autant que la challenger.

Et si vous voulez en savoir plus sur les millennials et au passage recadrer deux ou trois idées reçues, je vous invite à lire cet article : https://www.meta-media.fr/2017/02/02/qui-sont-vraiment-les-millennials-anatomie-dun-buzzword.html

 

 

Crédit photo : Johannes Dietschi © Hochschulkommunikation ZHdK