Débloque-Notes
Jacques Simonet
Directeur d'InterMédia
le 11 Janvier 2016
Prouesses artistico-érectiles

 

Mon copain Pierre Souchaud, le fondateur de la revue Artension, moque inlassablement les dérives parfois grotesques de l’art contemporain. Il me transmet le visuel ci-dessus.

 

Cochon rosse

Pour réaliser ce chef-d’œuvre de lard occidental (mais pas très casher), Arnaud Labelle-Rojoux a réellement payé de sa zigounette. À partir de mars, vous pourrez la voir en chair et en os — l’œuvre, pas la zigounette — à l’Insitut d’Art Contemporain de Villeurbanne (exposition « Le temps de l’audace et de l’engagement »).

Pour attirer les collectionneurs friqués à l’IAC lors du vernissage, l’artiste pourra toujours exhiber le « corpus delicti » dont on ne connaît pas les dimensions exactes (longueur du manche, souplesse du poil...). Mais cela relève peut-être du secret professionnel. 

Un engin aussi inspiré mérite à mon avis de rester à la postérité par un moulage tel celui du pouce de César dont on peut voir des exemplaires à la Défense ou à Marseille sur un rond-point.

 

Cochon bite hume

Rien de neuf sous le soleil : déjà au XIXe, Alfred Jarry exhibait sur sa cheminée une reproduction de membre viril de dimension respectable. Quand une invitée lui demandait si c’était un moulage, il répondait malicieusement : « C’est une réduction ».

On ne sait pas si l’exposition de haute élévation spirituelle programmée à l’IAC, sera inaugurée par le nouveau président de Région, Laurent Wauquiez. Mais ce n’est peut-être pas souhaitable : dans sa rage à vouloir faire des économies budgétaires sur tout et n’importe quoi, il serait capable de prendre prétexte du cochon pour supprimer toutes subventions à la filière d’art porcin.

 

Sinon, vous pourrez bientôt lire sur le blog de Nicolle Esterolle ses commentaires sur les prouesses érectiles d’Arnaud Labelle-Rojoux (www.schtroumpf-emergent.com).