« Il faut un an à une agence pour nous comprendre »

 2001 
Création de CCLD

 

 2008 
Ouverture de 6 agences (Lyon, Paris, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Nantes)

 

 2010 
1 M€ de chiffre d’affaires

 

 2014 
Recrutement d’un directeur général pour accélérer le développement

 

 2016 
6 M€ de chiffre d’affaires

Cyril Capel
Cofondateur de CCLD Recrutement (Lyon)

 

> Héritier ou entrepreneur ?
Entrepreneur et même étudiant entrepreneur avant que le statut existe. Avec mon associé Lionel Deshors nous avons créé la société à la fin de notre maîtrise d’économie et de gestion d’entreprise.

 

> Plutôt marketing ou communication ?
Je suis plutôt marketing de contenu et communication au service de la lead generation. Communiquer doit servir à quelque chose. Je n’aime pas communiquer pour communiquer.

 

> Le patron est-il le mieux placé pour gérer la communication de son entreprise ?
Oui pour être l’ambassadeur de la marque et des valeurs portées par l’entreprise. En revanche, pas pour gérer la communication au quotidien. Il faut savoir faire les choses dans la durée, donner du sens, accompagner le changement en interne, etc.

 

> Qui vous conseille ?
Géraldine Musnier sur les relations presse depuis 2006. Nous venons de signer un partenariat avec Zebra sur un accompagnement stratégique pour structurer la marque notamment. Sur la partie web, Jetpulp a créé le site, mais nous continuons de fournir le contenu en interne via CCLD solutions RH, notre agence de communication interne.

 

> Quelles expériences avez-vous des agences ?
Les expériences sont plutôt bonnes. C’est important que les agences nous suivent dans le temps pour qu’elles comprennent l’ADN de l’entreprise. Avec Jetpulp par exemple, il a fallu un an pour que les équipes comprennent quelles étaient nos valeurs, notre mode de fonctionnement.

 

> La communication : inné ou acquis ?
Pour partie inné, mais je pense que ça s’apprend. Moi, j’apprends en voyant faire les autres. On ne communique plus aujourd’hui comme on le faisait il y a cinq ans. Les réseaux sociaux ont changé la donne par exemple. Il faut être capable de suivre les évolutions, les tendances, apprendre à être agile.

 

> Votre meilleur coup marketing ou communication ?
En 2008, l’intérim est arrivé sur notre marché en disant : « On est présent partout, on va pouvoir recruter de partout ». Nous avons récupéré ce discours et communiqué pour dire que nous nous installions à Strasbourg, Marseille, Bordeaux et Nantes. Alors que nous n’avions que des adresses en centres d’affaires et personne sur place. En trois mois nous avons eu des appels entrants dans toutes ces régions. Et aujourd’hui nous sommes vraiment installés dans 16 villes en France.

 

> Une campagne qui vous a marqué ?
« Allianz, avec vous de A à Z. » La phrase est parfaite. Et je ne dis pas ça parce que c’est un client ! Cette campagne avec les émotions personnalisées et regroupées autour d’une table de réunion, c’est le genre d’idée que j’aurais aimé avoir. 

 

> Êtes-vous un patron tendance Martinet ou Michelin ?
Martichelin ! Martinet pour l’incarnation de la marque et des valeurs d’entreprise. En revanche pour tout ce qui est expertise, excellence des pratiques, apports de valeur ajoutée, questions opérationnelles, je préfère que cela soit porté par des collaborateurs.

 

> Tablettes ou papier ?
Je me tiens informé sur mon mobile essentiellement via les notifications de la presse nationale et bien sûr la presse spécialisée RH. Pour me former en revanche, je lis beaucoup de livres uniquement sur papier.

 

> Êtes-vous un homme de réseau ?
Je suis dans le rôle de l’homme de l’ombre du réseau. Je donne beaucoup aux réseaux et je reçois aussi beaucoup en retour. Mon associé est la partie plus en lumière.